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01/03/2009

ROMAIN GARY

ROMAIN GARY.jpgROMAIN GARY je l'ai découvert quand il s'est suicidé.

Je rentrais du lycée et la télé retransmettait un "apostrophe" avec ce monstre extraordinaire. Bernard Pivot interrompait la retransmission de temps en temps pour interroger le neveu de Romain Gary : Pavlovitch. Très embarrassé, ne sachant quel rôle tenir face à cet évènement et cet homme mystérieux, intelligent à souhait, qui s'engagea aux côté de la France pendant la seconde guerre mondiale en remerciement de l'accueil de notre pays fait à sa famille lors de son départ de Russie.

Je suis restée aimantée à cette retransmission. Romain Gary vibrait, je vibrais.

Il a été mon professeur. J'ai lu toute son oeuvre, celle d'Emile Ajar aussi (ah ! la bonne blague ! N'est-ce pas du génie ?). J'ai construit mon adolescence, forgé mon esprit, aiguisé ma ligne de conduite à travers ses romans, ses interviews (la nuit sera calme). C'en était fait de mon éducation morale. Je ne m'en suis jamais départie ni repentie.

Alors un jour j'ai brodé cette phrase de Romain Gary, une phrase à double raisonnement. Comme je les aime. L'évidence saute aux yeux puis la réflexion engendre le contraire de l'évidence.

Je suis intarissable sur cet homme, mais je n'en dirais pas plus pour ne pas ennuyer les visiteurs...

Et pour les brodeuses, c'est avec un fil de soie Gloriana que j'ai brodé cet ouvrage de 30 cm x 35 cm.

Et j'ai rajouté cette petite phrase sournoise et pourtant bienfaitrice qui revient souvent dans mes broderies : "Souris quand même".

Vivre est un enfer mais... souris quand même.

Un de mes plus grands regrets est de n'avoir pas été poussée à faire le nécessaire pour que je fasse le métier dont je rêvais : enseigner les lettres modernes. Je suis convaincue que j'aurais réussi à envouter les gosses à travers des auteurs et des écrits qui m'ont fait vibrer.

Merci maman, merci papa, mais je voudrais pas que ça recommence... ...

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