13.11.2009
JE T'AIME, grave.
Souvent je fais des tas de choses en attendant que les pages d'Internet s'affichent parce que j'ai l'Ultra-Bas-Débit et qu'il faut être patient. Entre autres choses j'écris. J'ai la cervelle en ébullition permanente et la soupape risque de ne pas sauter au bon moment tellement ça bouillonne dans mon esprit usé.
Je pense en permanence à ma fille et à la vie. A la vie et à ma fille.
L'autre soir j'ai écrit ceci parce que ma fille me dit souvent : "tu devrais faire un livre avec ta vie"...
"Si je devais raconter ma vie, je commencerais par dire que je la trouve déjà assez longue comme ça. J'aimerais bien me reposer. Je suis fatiguée. Lasse. Et puis désormais je ne vois plus clair et je ne vois même pas mes mots sur la feuille. Tout est flou, comme dans le reste de ma tête. Ce n'est pas que je ne veux pas vieillir, je m'en fous, c'est que je ne veux plus souffrir et emmerder les autres, ceux qui m'aiment, enfin... ceux qui me le disent.
Alors si on me demandait de raconter ma vie, je dirais que c'est une très grosse bouse de vache(ries) avec un soleil au milieu.
Ce petit soleil, c'est ce qui me dit qu'il faut que je reste encore. Mais j'ai toujours très peur d'étouffer mon petit feu avec mes problèmes existentiels. Suis-je une bonne mère ? Une mauvaise mère ? Qu'est-ce que c'est une bonne mère ? C'est une maman qui pense avoir tout fait pour que son enfant soit bien ? Est-ce que mon soleil va bien ? Est-ce que mon soleil ne me reproche rien ? Il eût été plus simple pour tout le monde que je n'arrive pas ici, comme le souhaitait ma mère. Peut-être qu'en cela elle fut en premier lieu une mauvaise mère pour m'avoir mise au monde contre son gré et le mien.
Faut pas m'en vouloir. Je n'ai rien à raconter. Le vécu est le vécu. On peut en parler sans cesse, y mettre des "si", du sucre, du miel et toute autre douceur qui cacherait l'amertume... Mais c'est fait. Faut pas se voiler la face. Mais vivre avec, c'est une autre affaire. C'est dur.
Et demain ? Que deviendra mon soleil ?
Une chose est sûre, aussi loin que mon soleil sera, ses rayons arriveront toujours jusqu'à moi. J'ai besoin de mon soleil, même s'il est voilé par la pluie. Mais je ne veux pas le retenir. Il doit faire son parcours, sa vie. Il rayonne toujours pour moi, où qu'il soit.
Et je parle d'amour..."
Je n'attends pas vraiment de commentaires. J'ai mis cela sur le blog pour l'éternité.
Je suis vraiment très mal, mal à l'aise, mal à la vie, mal à l'avenir, mal au passé, mal au présent.
18:05 Publié dans COUP DE BLUES | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : ma fille, mon amour, mon improbable, mon soleil...
09.11.2009
L'MORAL DANS LES CHARENTAISES...
00:02 Publié dans COUP DE BLUES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ça va passer, jusqu'à la prochaine fois, j'ai confiance... lol
19.09.2009
MAIS QU'EST-CE QU'ELLE DEVIENT ?
NON, je ne suis plus très prolixe sur le blog... et pour cause !
J'ai rechuté. Grave. Comme disent les jeunes. Moi je préfère PROFOND, c'est plus adéquat mais pas plus confortable.
Je vais juste spécifier ça : je prends 65 mg d'anti-dépresseurs vert et blanc et un autre couleur bordeaux mais qui n'en a pas le goût et 40 mg d'anxyolitique rose Barbie par jour. J'ai gagné le concours des "fatigués" cet été et mon cher médecin spécialiste a jugé nécessaire de me rajouter de la chimie pour que les ravins cessent de m'attirer...
65 mg d'anti-dep et 40 mg d'anxyolitique par jour...
pour certains : c'est peu
pour la moyenne : c'est beaucoup
pour la majorité : c'est effrayant
pour MOI : c'est l'enfer.
Alors pardonnez-moi si je ne suis pas très communicative. Je garde une lueur d'espoir de me séparer d'un anti-dep d'ici Noël...
Et vous ? ça va ?
19:29 Publié dans COUP DE BLUES | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : au plus bas, trop bas
17.08.2009
UN ESPOIR...
"On devrait toujours être légèrement improbable".
Oscar Wilde
14:50 Publié dans COUP DE BLUES | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
20.04.2009
J'SUIS FATIGUEE...
Je m'étiole, je me disperse, je me ventile (façon puzzle). J'suis fatiguée.
Fatiguée du temps qui n'en finit pas d'être à la pluie et à la grêle; fatiguée d'avoir mille choses en tête et de ne rien avoir envie de faire; fatiguée d'attendre depuis 5 heures que mon putain d'ordinateur ait fini sa mise à niveau de l'antivirus et me freine un maximum dans toutes mes pages internet alors que je rame déjà à cause de l'ultra-bas-débit; Fatiguée à l'idée de tout ce que je dois planter dans mon jardin et de ne pas pouvoir le faire et me dire que je vais manger des pommes de terre nouvelles fin août... si tout va mieux;
Fatiguée de broder, fatiguée de dessiner, fatiguée de m'occuper de la maison, du chien, du chat.
Fatiguée de me poser la question perpétuelle de savoir si on me prend pour une andouille ?
J'suis fatiguée,
Et vous ? ça va ?
15:26 Publié dans COUP DE BLUES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pas de tags, pas envie
31.03.2009
ça s'invente pas ! ça se vit !
Demain c'est le 1er avril... le jour des "poissons d'avril !" quoi !
Ben moi j'ai rendez-vous chez mon psy demain... Tu parles d'un poisson d'avril !
Pour ceuss qui prendraient le train en route, je vais chez le psy parce que je ne suis pas malade, c'est les Zôtres.
J'espère que le psy ne va trop faire tanguer le bocal, parce qu'il n'y a que là-dedans que je suis à peu près étanche...
Et pour parfaire la bonne blague : je suis née sous le signe des poissons... Etonnant non ?
15:44 Publié dans COUP DE BLUES | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : les coincidences sont parfois déconcertantes
27.03.2009
PAS TERRIBLE LA SEMAINE...
Je ne me suis pas trop manifestée cette semaine. Beaucoup trop de larmes.
Gros coup de blues : l'actualité me démoralise, la façon dont on la traite aussi. Soucis financiers qui commencent à se faire sentir avec le merdier général la crise même si je ne suis pas dans une situation désespérée. Ma fille chérie qui recommence à stresser à fond parce qu'elle a oublié d'être idiote...
Et puis le psy kidi que le printemps rajoute une couche de vernis sur les dépressifs...
Alors on ne m'a pas beaucoup vu dans Castellanne, je suis restée à ma maison, dans mon oeuf, à l'abri avec la ferme lucidité d'être totalement vulnérable.
On va où ? C'est quoi la suite ? C'est quand qu'on se repose les méninges ?
COMME UN VOLEUR
Un matin tout sera fini. Je n'en saurais rien peut-être
Ce sera fini pour moi de savoir et d'ignorer. Fini d'en rire et d'en pleurer
Un matin que je ne sais pas me donnera des yeux de pierre
Qui reconnaîtra la statue dont le sourire inattendu évoquera d'anciens départ ?
Je sais qu'un matin tout s'arrêtera
Ce sera la paix
Ce sera la guerre
Je ne saurai pas.
(Bernard Dimey - Kermessees d'antan)

15:17 Publié dans COUP DE BLUES | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : on va où, c'est quoi la suite
25.02.2009
MORNING BLUES
Ce matin , je me suis réveillée à 6h45. Pourquoi faire ?
Coup de blues dans les chaussons. J'avais un pamplemousse dans l'estomac et l'estomac au niveau des amygdales. Pas glop.
La maison endormie, le gel dans le jardin, moins 6°, le soleil sur les montagnes... motivation : zéro. J'ai ranimé le feu, j'ai bu un café dans mon fauteuil en regardant le paysage. RIEN. Motivation : zéro pointé.
Alors j'ai sauté dans mes chaussettes et je suis partie à Castellane voir le Verdon. La nature me rassure. Tout est beau au petit matin, mystérieux, brumeux, fougueux, glacial... Juste un chat roux et un chien dans les rues désertes de l'aube se levant sur la province montagnarde.
J'ai traîné mes bras ballants sur le pont et j'ai photographié le Verdon. C'est beau à chialer. J'ai pleuré. J'vais pas bien et je ne sais même pas où je vais. Je suis restée un bon moment à regarder couler l'eau furieuse depuis le pont. Je me suis offerte le luxe de traverser le pont pour voir l'eau en amont et en aval.
Puis je suis allée boire un mauvais café comme je les aime au bistro où les "anciens" étudient la page des courses avec force commentaires à voix haute. Même pas envie de rire de leurs âneries.
Puis je suis sortie au soleil, il gelait encore. Je me suis assise sur un banc public, à côté du chat roux qui ne demande que des câlins. Je lui ai parlé, je l'ai gratouillé. On est resté comme ça au moins une demie heure tous les deux.
Plouf plouf...
12:37 Publié dans COUP DE BLUES | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : printemps, âge, lassitude, brume
02.02.2009
IL N'Y A PAS D'AMOUR HEUREUX

IL N'Y A PAS D'AMOUR HEUREUX
(paroles de Louis Aragon chantées par BRASSENS)
- Rien n'est jamais acquis à l'homme. Ni sa force
- Ni sa faiblesse ni son coeur. Et quand il croit
- Ouvrir ses bras son embre est celle d'un croix
- Et quand il croit serrer son bonheur il le broie
- Sa vie est un étrange et douloureux divorce
Il n'y a pas d'amour heureux
- Sa vie elle ressemble à ces soldats sans armes
- Qu'on avait habillés pour un autre destin
- A quoi peut leur servir de se lever matin
- Eux qu'on retrouve au soir désarmés incertains
- Dites ces mots ma vie et retenez vos larmes
Il n'y a pas d'amour heureux
- Mon bel amour mon cher amour ma déchirure
- Je te porte dans moi comme un oiseau blessé
- Et ceux-là sans savoir nous regardent passer
- Répétant après moi les mots que j'ai tressés
- Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent
Il n'y a pas d'amour heureux
- Le temps d'apprendre à vivre il est déjà trop tard
- Que pleurent dans la nuit nos coeurs à l'unisson
- Ce qu'il faut de malheur pour la moindre chanson
- Ce qu'il faut de regrets pour payer un frisson
- Ce qu'il faut de sanglots pour un air de guitare
Il n'y a pas d'amour heureux
- Il n'y a pas d'amour qui ne soit à douleur
- Il n'y a pas d'amour dont on ne soit meurtri
- Il n'y a pas d'amour dont on ne soit flétri
- Et pas plus que de toi l'amour de la patrie
- Il n'y a pas d'amour qui ne vive de pleurs
Il n'y a pas d'amour heureux
Mais c'est notre amour à tous les deux
Merci à Aragon et Brassens d'avoir si bien parlé d'amour. Cette chanson je la fredonne souvent, surtout ces deux phrases qui résument si bien la vie : "le temps d'apprendre à vivre il est déjà trop tard" et "il n'y a pas d'amour heureux". Ma fille rouspète souvent quand elle m'entend susurrer ces belles paroles parce qu'elle sait que tout ça est bien vrai mais qu'il faut faire avec. N'empêche... J'ai mal...
13:03 Publié dans COUP DE BLUES | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ne pas rêver, ne rien espérer, ne pas croire


